Même parmi ces interprétations stellaires, toutefois, celui qui remporte vraiment la vedette dans la comédie musicale est John Eyzen, qui fournit une interprétation absolument stupéfiante en tant que Mercutio. Mercutio, tel qu'il est interprété par John Eyzen, est jeune, sauvage et téméraire, capable d'amitié acharnée et de haine toute aussi intense, servant de point central convaincant et en même temps tout à fait imprévisible à la tragédie la plus connue de Shakespeare.
Dans la comédie musicale, Mercutio est au c½ur de tout : même dès le début, la querelle séculaire entre Montaigu et Capulet est résumée à peu près de la même façon dans les jeunesses fougueuses de Mercutio et Tybalt. Tandis que Roméo est un héros trop mélancolique pour intervenir de façon significative dans l'intrigue (et Benvolio un acolyte trop sympathique), c'est Mercutio qui les entraîne tous vers leurs destinées, les yeux brillants de malice alors qu'il introduit subrepticement ses amis Montaigu au bal fatidique des Capulet (la comédie musicale n'explique jamais de façon satisfaisante comment il met la main sur une invitation, bien qu'on puisse imaginer qu'il l'a certainement chapardée à son oncle), et c'est bien sûr Mercutio qui provoque Tybalt dans le duel "orageux" qui lui coûte la vie, entraînant la vengeance de Roméo et les tragédies qui lui succèdent.
Alors que n'importe quel acteur dépourvu de tact aurait pu se disperser désastreusement dans cette position centrale, John Eyzen se met avec élégance dans la peau de Mercutio, avec son chant impeccable et son interprétation poignante et sincère. Le vice avec lequel Mercutio, joué par John Eyzen, raille Tybalt dans "La folie" est assurément captivant, et dans la scène de "la mort de Mercutio", le poignant mélange d'émotions de John Eyzen - choc, fureur, refus, indifférence feinte, crainte de la mort imminente, vain refus de renoncer à sa fierté, et l'amour pour les amis qu'il laisse derrière lui - est suffisant pour que le public trouve la mort de Mercutio encore plus tragique que celle de Roméo ou celle de Juliette.
(traduction par isabelle)
Article complet et en anglais
Dans la comédie musicale, Mercutio est au c½ur de tout : même dès le début, la querelle séculaire entre Montaigu et Capulet est résumée à peu près de la même façon dans les jeunesses fougueuses de Mercutio et Tybalt. Tandis que Roméo est un héros trop mélancolique pour intervenir de façon significative dans l'intrigue (et Benvolio un acolyte trop sympathique), c'est Mercutio qui les entraîne tous vers leurs destinées, les yeux brillants de malice alors qu'il introduit subrepticement ses amis Montaigu au bal fatidique des Capulet (la comédie musicale n'explique jamais de façon satisfaisante comment il met la main sur une invitation, bien qu'on puisse imaginer qu'il l'a certainement chapardée à son oncle), et c'est bien sûr Mercutio qui provoque Tybalt dans le duel "orageux" qui lui coûte la vie, entraînant la vengeance de Roméo et les tragédies qui lui succèdent.
Alors que n'importe quel acteur dépourvu de tact aurait pu se disperser désastreusement dans cette position centrale, John Eyzen se met avec élégance dans la peau de Mercutio, avec son chant impeccable et son interprétation poignante et sincère. Le vice avec lequel Mercutio, joué par John Eyzen, raille Tybalt dans "La folie" est assurément captivant, et dans la scène de "la mort de Mercutio", le poignant mélange d'émotions de John Eyzen - choc, fureur, refus, indifférence feinte, crainte de la mort imminente, vain refus de renoncer à sa fierté, et l'amour pour les amis qu'il laisse derrière lui - est suffisant pour que le public trouve la mort de Mercutio encore plus tragique que celle de Roméo ou celle de Juliette.
(traduction par isabelle)
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